

Encore un peu de lecture, on vous gâte jusqu'a l'overdose, promis aprés on va ralentir le rythme des retranscriptions d'interviews.
En attendant on laisse avec Qilin de Paris qui évolue dans la mouvance stoner - doom qu'on aprècie dans Ca dégouline dans le cornet.
Interviewé réalisé en 2024 lors du Westill Fest de Vallet, les réponses apportés aux questions on forcément évoluer mais je voulais revenir sur cette chouette interview de Qilin, un grand merci à Ben et Thomas de Qilin de s'être préter au jeux de l'interview.
Fred :
On est le 1er novembre, on est avec Qilin pour le Westill Festival. J'ai quelques questions à poser à Ben et Thomas, guitaristes et bassistes.
Fred :
Votre nom Qilin s'est inspiré d'une créature mythologique chinoise qui symbolise la paix et l'harmonie.
Merci l’IA et chat GPT, notamment pour les questions.
Pourquoi vous avez choisi ce nom et comment ça influence votre son actuellement ?
Ben :
A la base, quand on a commencé à répéter avec Thomas et les personnes qui étaient présentes à l'époque au début de Qilin, dans les jams qui ressortaient, on sentait qu'il y avait des compos assez brutes. Mais aussi assez rassurante, planante et quelque chose aussi qui nous faisait beaucoup penser à des décors naturels, de nature, de paysages, etc. Ce qui est un peu le reflet de ce qu'on fait aujourd'hui. Et on s'est dit, bah tiens, ce serait cool d'avoir quelque chose qui à la fois évoque la nature, le côté rassurant mais aussi brut et qui représente aussi toutes les influences que chacun apporte dans le groupe au niveau de Qilin parce que le Qilin c'est aussi une créature chimérique et donc ça m'est venu naturellement de proposer ce nom Qilin au reste du groupe Et ça fait assez consensus en fait. On a tout de suite été emballé, parce que ça répond exactement à ce que tu disais, du coup vraiment ce mélange à la fois brut mais en même temps assez planant, en même temps on explore deux facettes un petit peu de la nature qui peut être très violente et en même temps qui peut... Et c'est vraiment tout ça qui a germé chez nous, vraiment au niveau musicalement parlant, on va avoir des passages très doux, très gras on va dire, et d'un autre côté on fait des passages qui sont très planants, donc c'est vraiment cette dualité qui opère la plupart du temps, ça a toujours un peu été comme ça, on essaye toujours aussi de se renouveler un petit peu. Sinon on retomberait un peu dans les mêmes choses donc on essaie d'expérimenter d'autres choses.
Fred :
Un petit renouveau en gros ?
Ben :
Un petit peu par la suite je pense, il y aura encore beaucoup de réflexions là-dessus mais effectivement ouais.
Fred :
Parasomnia, votre dernier album en date, il explore des thèmes dont vous en parliez, en trop de transition entre le rêve et la réalité.
Est-ce que vous pouvez nous parler de ce qui vous anime et de l'inspiration derrière cet album ?
Ben :
En fait l'inspiration sur "Parasomnia" est venue un peu tardivement dans le process de composition de l'album. En fait ce qui s'est passé c'est qu'avec les premières compos on s'est dit à un moment il faut qu'on arrive à construire quelque chose aussi de cohérent, de mettre un thème par rapport à ce qu'on a fait et il y avait notamment un morceau qui qui est la deuxième piste de Parasomnia qui s'appelle "Lethean Dreams" qui nous a fait clairement penser au monde des rêves. En fait, "Lethean Dreams" c'est un peu une introduction un peu hackeuse, un peu planante et puis d'un coup tu tombes quelque part et on s'est dit : "Tiens, c'est comme si on tombait de sommeil et qu'on tombe dans un rêve." Et on s'est dit : "Tiens, le rêve Et en discutant tout ça, il y a les rêves paradoxaux et aussi les troubles du sommeil, de rêve, qui s'appelle la parasomnie. Donc "Parasomnia" et à partir de ça on a réussi à composer un peu le reste de l'album en ayant ça en tête. Cette idée un petit peu imagée, un petit peu hors du temps Un peu comme quand t'es entre le sommeil et l'éveil, c'est un peu ce sentiment là qu'on peut ressentir, t'es entre deux mondes, tu ne sais pas trop où tu es, il y a vraiment ce côté-là qu'on a voulu mettre en avant sur cet album, une fois que l'idée a vraiment germé pour le coup. C'est-à-dire que dans la parasomnie, c'est un peu le rêve paradoxal. Par exemple, une paralysie du sommeil, c'est une parasomnie qu'on est toujours un petit peu entre les deux, entre l'éveil et le sommeil. C'est ça, c'est le flou entre le monde réel et un monde un peu plus imaginaire dans lequel nous, on va emmener les gens pour s'évader, voyager.
Fred :
Moi ça me fait penser un peu au temps du rêve chez les aborigènes. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de ça.
Ben :
Ça me parle très vaguement.
Fred :
D'accord. C'est quelque chose qui m'a toujours inspiré, qui me parle.
Ben :
Un peu avec l'ayahuasca ?
Fred :
Ouai
Ben :
Ça peut faire partie aussi, ce n’était pas l'idée première justement de ce voyage qu'on peut faire avec l'ayahuasca, mais ça rejoint un petit peu quand même cet état un petit peu de... T'es plus vraiment dans ton corps, tu voyages en gros. Ton interprétation est très sympa et justement le but de notre musique c'est que chacun ait son interprétation. Moi ce que j'aime bien par rapport à ce que tu dis c'est que chaque personne qui va nous écouter va avoir sa propre interprétation de notre musique, de ce qu'on va proposer et si on arrive à faire ça, c'est nickel. Tout est gagné quoi.
Fred :
On va rebondir un petit peu sur le Westill Festival qui a lieu en ce moment même. Comment vous, actuellement, vous percevez la scène stoner, mais la scène stoner française ?
Ben :
Comme je le disais sur scène, moi je trouve qu'on a une scène stoner française qui est de grande qualité, on a beaucoup de très bons groupes aujourd'hui en France et pas mal de bons groupes aussi là qui sont en train de vraiment, je ne sais pas si on peut dire percer, mais en tout cas qui sont vraiment devant la scène. Moi je pense à Red Sun Atacama, là plus récemment il y a Wormsand, pas mal de bons groupes et puis Glowsun qui sont un peu les... Qui font partie des premiers groupes de stoners français. Donc on a une scène de très grande qualité et puis ce qui est cool dans la scène stoners française, c'est qu'entre nous il n'y a aucune concurrence, c'est vraiment beaucoup de bienveillance. Il y a une très belle communauté de personnes. Qui sont là juste pour la musique. Et du coup, on se connaît tous un peu plus ou moins. Et ce qui est très cool, c'est que du coup, il y a vraiment beaucoup de bienveillance entre nous. Et s'il y a moyen de s'aider un petit peu, on peut le faire. Et c'est ça que j'apprécie beaucoup. Des coups de main, des choses comme ça, en fait, qui sont données et ainsi de suite. Un peu tous au même temps. Comme disait Ben, il n'y a vraiment pas de concurrence, pas de "tiens je vais faire le morceau le plus long" ce genre de conneries. Peut-être qu'il y en a qui sont dans cet état d'esprit là mais généralement dans la scène stoner, on est des potes, on est là pour faire ce qu'on kiffe, pour vivre une passion. Et puis voilà c'est tout, il n'y a pas d'animosité, et du coup je trouve que chacun arrive à tirer son épingle du jeu. Si on prend par exemple Red Sun Atacama ou Wormsand, ils ont vraiment une identité qui est propre, et ça c'est quelque chose qui est... Je ne sais pas si nous on y arrive, je ne veux pas non plus jeter des fleurs, mais c'est ce qu'on essaye de viser, ce côté unique, ce petit truc qui fait « Ah, c'est ce groupe-là et pas un autre ». Il y a une petite différence que vous essayez d'apporter. C'est ça, et puis cet esprit de communauté, finalement, ça nous tire tous vers le haut. C'est ça qui est très cool. On est tous sous cette même énergie qui circule et du coup c'est ça qui est cool. Il n'y a pas de barrière, il n'y a pas de négativité dans ce milieu en tout cas.
Fred :
Pour faire une relation entre les groupes et les acteurs de la scène.
Est-ce que vous pouvez nous parler un petit peu du Westill Festival ? Comment vous trouvez le lieu ici à Vallet ?
Ben :
C'est un peu... Je ne sais pas, après je n’ai pas trop... C'est ma deuxième édition. Ouais, comme dit Thomas, c'est vraiment la première fois qu'on vient ici. Et écoute, très belle expérience. Après, on est un peu biaisé parce que là, on est en mode artiste où on ne paye pas grand-chose ou quoi, mais... Mais franchement, globalement, super accueil. Les gens sont très bienveillants. Ils se démènent en plus pour le festival. C'est ça. On sent que les gens sont passionnés. Ils ont envie de faire bien les choses. Et puis même au niveau, là où on est passé sur scène, niveau son, même si l'emploi du temps fait qu'on n'a pas pu faire des balances qu'on aurait expérimentées, etc., On allait faire des mecs très professionnels qui ont bien géré leurs trucs et moi franchement si à l'occasion, l'année prochaine je retournerai en tant que spectateur avec grand plaisir.
Fred :
Tu viendras sous une pluie de confettis c'est ça Ben ? (rire, ndr)
Ben :
Suspense, on verra.
Fred :
Vous avez un petit mot pour les Lords of the Valley ?
Forcément ! Fallait que je passe le clin d'œil évidemment quoi ! Si avec un seul mot ! On les aime, on vous aime tous les Lords ! Moi les Lords of the Valley, c'est un peu le reflet de cette scène stoner française qui est née, on ne va pas faire tout l'historique, mais les Lords sont nés d'une communauté du Hellfest par rapport à la Valley Et surtout ça a été un regroupement de gens passionnés par la musique, par le stoner, le doom, le sludge. Et moi je m'y retrouve beaucoup dans cette communauté parce qu'on essaye globalement d'être tous un peu plus ou moins bienveillants. Et de se soutenir et surtout le truc qui est vachement cool avec les Lords of the Valley c'est que c'est des gens passionnés par la musique. On n'est pas là pour faire du chichi. En fait, il y a vraiment une liberté de ton, d'expression, c'est-à-dire qu'il y en a plein qui vont avoir des... Qui ne vont pas être d'accord sur tel ou tel groupe, par exemple, mais il n'y a pas de prise de tête
Fred :
Il y a un respect total, en fait.
Thomas :
Exactement. Voilà, chacun apporte son truc, chacun a sa vision du stoner, ou des... Par exemple, moi, j'en écoute plus tellement, maintenant, ça a été une grosse période au début, enfin, au milieu des années 2010, du coup, Moi je suis beaucoup plus post, voire black métal tout ça. Mais on en voit aussi dans les lances qui sont peut-être plus de cette niche là on va dire et pourtant ça ne les empêche pas d'être dans les lances, de kiffer le stoner, d'avoir cette notion. T'as des vieux punks comme moi aussi hein. Voilà, c'est-à-dire cette ouverture d'esprit un petit peu, on ne va pas se cliver entre styles, on s'en fout, et on retrouve ça vraiment dans les Lords of the Valley. Tu viens comme t'es, avec ce que tu penses, et du moment que tu respectes les autres, c'est tout. Et puis y'a jamais eu de problème de quoi que ce soit. C'est justement ça qui fait aussi que ça dure, que c'est important et qu'il y a un vrai socle derrière.
Fred :
On va revenir sur vos projets futurs. Est-ce que vous avez un album, une tournée ?
Les auditeurs, ils veulent savoir, les gars. Les lords veulent savoir. Et les ladies aussi, il ne faut pas les oublier.
Ben :
Oui carrément, nous on va encore faire 3 doigts d'ici la fin d'année. Une à Rouen, deux en Belgique. Donc déjà ça, en Belgique ce sera en vert et puis Liège. Pour illustrer un peu le côté bienveillant de la scène Stoner, c'est des dates, notamment en Belgique où on s'est rapproché d'un groupe belge qui s'appelle Apex 10 qui a joué au Désert Fest en vert il y a quelques années. Et du coup ça nous a permis de trouver ces dates là et donc il y a ces dates là on a une date qui va bientôt arriver aussi en Champagne février mars je sais plus, mars 2025 après niveau date on n'a pas encore grand-chose sous le coude mais peut-être que ça va venir avec ce soir on verra on verra bien en tout cas il y a au moins une personne qui nous a contacté enfin qui nous en a parlé et puis sur le niveau son ce qu'on prévoit de faire c'est que prochainement On va essayer de sortir assez régulièrement des morceaux pour tous les à peu près 3 à 6 mois pour un peu animer notre communauté, apporter du nouveau son régulièrement. Et puis une fois qu'on arrive à peu près à moitié d'un album, on composera le reste pour faire un album qui peut-être sortira 2026, 2027.
Fred :
Cool ! Est-ce que vous avez un petit mot pour les auditeurs de l'émission ça dégouline dans le cornet ?
Ça c'est une petite tradition en fin d'interview du coup les gars.
Ben et Thomas :
Merci de nous avoir écoutés. J'espère que certains d'entre vous ont pu assister à ce très beau festival qu'est le Westill Fest. En tout cas, merci beaucoup pour cette émission qui est très sympa et que j'ai pu écouter à quelques reprises. Et puis on se dit peut-être à très bientôt.
Fred :
Carrément. Merci les gars. A bientôt.
Ben et Thomas :
Salut.