Sons Of Buddha - Chronique pote hache !

Sons Of Buddha

Excellent groupe de Serrières Uber Alles, quand on connaît le pedigree d’Ed, Pat et Forrest, on ne peut que mieux comprendre l’idée qui leur a pris de jouer un punk survitaminé.

Forrest joue en solo depuis de nombreuses années et a sorti de très bons disques, mais c’est une autre histoire, quoique, …

Ed jouait dans les regrettés Uncommenfrommars (Rip Daff) à la guitare et comme dans un super band, on inverse les rôles et Ed prend la batterie et le chant dans Sons Of Buddha, chose rare dans le punk rock excepté Seb de Seven Hate. Suite au split des Unco, Ed continue avec Not Scientists de sortir de très très bons disques.

Pat joue de la basse dans ISP, Cannibal Mosquitos et Bad Chickens.

Sons of Buddha est en sommeil ? Bonne question, je n’ai pas eu les derniers tuyaux de Gui et Guillaume de Hu(Gui)Gui les bons tuyaux, très bon fanzine que je vous conseille fortement, rejoignons donc le cirque Sons of Buddha, je me dis que les meilleures punchlines viennent en se brossant les dents.

Le tableau est posé pour les présentations, ils ont sorti 3 albums et 1 split avec The Apers. Comment définir Sons Of Buddha, un pop power trio et non un PPT pour ceux qui bossent dans un bureau.

Lorsque j’écoute leur discographie, j’ai envie de sauter un peu partout et me lancer dans un air mosh-pit dans ma chambre, des chœurs et des sons de guitares sur une rythmique diabolik. J’adore leur humour potache et avec beaucoup d’autodérision dans les paroles.

All My Friends Are Losing Their Hair en est le parfait exemple sur l’album Didoudam, qui aurait l’idée d’écrire des paroles sur des potes qui perdent leurs cheveux, bah Sons Of Buddha l’a fait.

Et c’est comme ça pendant tout le disque, un vrai remède contre la déprime … I wanna dance to the radio one, Didoudam, Didoudam, merci Patrick !

Le souvenir de leur concert dans une cave humide sur Angers est imprégné en moi, c’était drôle, humide, enfumé et sur les chapeaux de roue pendant tout le set.

Et franchement, je rigole dans ce que j’écris sur les paroles mais à côté de ça, musicalement ça tient la route, une batterie millimétrée, la basse qui suit et les guitares au cordeau.

Un bonheur sur disque et sur scène, avec des chalalas et des claps claps sur le morceau Last Night, cow bell powa !

S’il y a bien un conseil à suivre c’est d’écouter les morceaux suivants :

Gérard Depardieu

All My Friends Are Losing Their Hair

Dance Dance Dance Dance Dance To The Radio

We Are Our Own Preachers

Le morceau Gérard Depardieu est une ode à Gérard ou au Gérard en général, je ne sais plus, mais l’anecdote me concernant est qu’un jour sur une route de la campagne angevine, près de Tigné le fief de Gérard Depardieu et de son vin immonde, j’ai vu sur le sol le logo des Sons Of Buddha peint en blanc sur le bitume, grand moment rock'n'roll de leur part et grosse poilade pour moi.

Si j’enchaîne sur leur discographie, l’album Buddha Hate Us All est une ode à la bonne humeur et au punk à roulettes, avec des titres comme Drunk Punk et I Hate XMas, vous comprendrez mieux le message.

Je pourrais en écrire des kilomètres sur Sons Of Buddha, pour résumer ce que je ressens à l’écoute de leurs disques, de l’humour potache, un brin de folie et surtout une belle histoire de potes qui n’ont rien à prouver à personne. Ils jouent pour le plaisir et non pour la gloire, ça se saurait dans le punk-rock.

Bonus : Le film Diesel de David Basso, qui a suivi les Uncommenfrommars pendant de longues années sur la route, est un bon support pour résumer la vie en tournée. On y découvre à peu près tout ce qui fait partie du quotidien de cette famille de musiciens que sont Ed, Trint, Daff et Forrest, entre les galères et les joies que l'on peut rencontrer lors des concerts.

Bonus bis : la reprise de Sons Of Buddha sur le Tribute à Seven Hate - Last Exit to Poitiers (Buzz-off Records) Goddam City est une belle façon de rendre hommage à Seven Hate. 

Cette photo résume tout :