
Virago est un des groupes précurseurs de Grenoble que j'ai écouté pendant des années.
Et volontairement, j'ai arrêté de les écouter pour plein de raisons, mais dernièrement, quel bonheur de se remettre les morceaux Les Pôles, Un Instant, Le Premier Jour de Mai. Celui-là, je l'écoutais quand même régulièrement et le mettais en avant tous les ans lors du Premier Mai, justement. Ces morceaux sont issus de l'album Premier Jour, sorti chez Vicious Circle.
L'anecdote en lien avec l'émission Ça dégouline dans le cornet, lors d'une émission, Thomas a demandé à Ludo quel était le morceau de Virago qui venait de passer à l'antenne.
Magistrale réponse : Ouvre moi, sur quelle BO de film ? Baise-moi ! Et Ludo de glissé comme réponse : Enfoiré !
Un grand moment de radio et de fou rire comme j'ai pu en vivre durant toutes ces années.
Je me souviens encore de la tête de Ludo et de moi partant en éclat de rire.
Virago fait partie de ces groupes dont les textes me touchent énormément, à la fois poétiques et mélancoliques, avec une touche de douceur parfois.
Musicalement, Virago est, comment dire, novateur et quasiment le seul groupe français avec des paroles en français, justement, que j'écoute toujours à ce jour.
Les paroles d'Olivier Depardon dans le morceau Tout va pour le mieux sont justes, oui, c'est le bon mot, empreintes de nostalgie, tout va pour le mieux dans le malheur du monde. Olivier chante avec rage et colère, « plutôt crever », non, je pense bien au contraire : plutôt vivre et se foutre la paix.
Sur Introvertu, le morceau « Personne » résonne bien avec ce que je viens d'écrire. Parfois, on se laisse faire, mais nous ne sommes pas les premiers à essayer de s'en foutre au quotidien. Et c'est là que Virago a raison.
Écouter les albums d'Olivier Depardon, c'est un peu la suite de Virago, mais avec une autre tonalité, on retrouve sa patte dans l'écriture des morceaux. Et ça fait un bien fou.
