Chronique de The DRUGSTERS - EP - S/T

The Drugsters 

 

The Drugsters arrive tout droit de Bayonne et on est loin des pins de la côte landaise. Ils se définissent comme Brutal Pop Punk ou du Punk Rock pour Boomers.

Bien vu les gars ! The Drugsters est la magnifique réunion d’anciens gaziers comme Thomas d’Unlogistic, célèbre groupe parisien foutraque à base de noise et de boîte à rythmes. J’ai vu Unlo à feu L’Étincelle, à Angers. Mes oreilles saignent encore… Un excellent set qui sentait bon la sueur et la bière punk.

Je m’égare… The Drugsters a aussi dans ses membres actifs Seb de feu Seven Hate, Loisirs… Ce groupe poitevin que je vénère comme la Vierge du Métal. Seb n’a pas participé à l’enregistrement du disque, mais les a rejoints plus tard pour assurer les concerts et devenir un membre à part entière.

Francis et Milooz complètent The Drugsters au chant, à la guitare et à la basse.

Pour paraphraser l’intro du morceau de Dead Pop Club – Photograph, sur la compil EMO GLAM CONNECTION 666, The Drugsters n’est pas très connu, mais ils sont hyper bons et le texte est hyper chiadé, alors le message, tu meurs !

Vous l’avez ?

Ils auraient bien pu se retrouver sur cette compilation aux côtés de Uncommonmenfrommars, Flying Donuts, The Pookies, Sexypop et Generic.

Mais mauvais timing, mauvais moment.

Ils ont sorti leur premier long EP S/T en février 2026 via une coprod Dispears Records et L’Ouïe Pleure.

Merci au passage pour l’envoi de la cassette au look bien rétro, avec ce rose éblouissant, sur les bons conseils de Tonton Gwardeath. Allez voir le catalogue de Dispears Records, ils se sont spécialisés dans la sortie de cassettes. J’attends avec impatience celle de Not Scientists.

Je répare mon erreur de mon côté avec l’écriture de cette chronique. J’avais promis de la faire, mais le temps est passé et puis… Bah, la voilà !

The Drugsters démarrent leur EP, pieds au plancher, avec « Chemical Ride » et une intro marrante d’un discours de l’autre fada de TRUMP…

Oui, les compagnies vendent des trucs chelous, mais The Drugsters devrait avoir une échoppe à chaque coin de rue. Jolis jeux de mots, les gars !

Le morceau suivant, « The Moron », est un adorable bonbon punk-pop acidulé. Le riff principal est génial et entêtant. Je vous vois déjà reprendre vos vieux skateboards et rechausser vos Vans pleines de poussière.

N’oubliez pas qu’ils se revendiquent comme des Boomers, vous me voyez venir là ?

Non, je ne suis pas trop vieux pour ces conneries et moi non plus, je n’accepte pas d’avoir des hémorroïdes. Ma période Emo est loin derrière moi, si je n’en ai jamais eu une…

The Drugsters font ce qui se fait de mieux en matière de punk à roulettes — j’aime bien cette expression — en 2026. Sans prise de tête ni fioritures et tout ce qui finit en « ur ».

Non, je ne vous ferai pas la joie de dire qu’ils font ça pour le plaisir, coucou François Feldman.

Si vous aimez les Ramones, la sueur des vieux perfectos des années 80, foncez les écouter, mais on ne sait jamais, vous allez sûrement croiser John Connor sur le bord de la route.

Hasta la Vista, Baby !