
Rencontre avec Romain, Nicolas et Odin de The Lucky Trolls au Offange Rock Festival (Rochefort-sur-Loire).
Bonjour les Lucky Trolls. J’aimerai commencer par une première question :
Vous mélangez mélodies irlandaises et punk. Est-ce que vous vous considérez d'abord comme un groupe punk qui utilise les musiques et influences irlandaises ou plutôt l'inverse, un groupe celtique qui joue avec les rythmiques et les sonorités punk ?
Romain (guitare, chant) : C'est une super bonne question Antoine, merci de la poser franchement. Comme entrée en matière, on ne pouvait pas rêver mieux. Oui c'est plutôt un groupe punk qui vient coller des mélodies et des instruments celtiques par-dessus, puisqu' on a tous une solide base punk. On vient tous de groupes de punk différents et à ça on a ajouté effectivement la couche acoustique celtique.
Aujourd'hui vous êtes programmés au Offange Rock Festival, premièrement qu'est-ce que ça représente pour vous d'être ici à Rochefort-sur-Loire pour cet événement ? Et surtout aux côtés de têtes d'affiches et d'autres artistes programmés comme No One Is Innoncent, Los Tres Puntos, Dätcha Mandala, avec des univers très différents du Celtic Punk. Aimez-vous sortir de ce circuit pour jouer devant un public qui ne vient pas forcément vous voir en concert ?
Nicolas (guitare, chant) : On est très contents de jouer ici, on est déjà venu plusieurs fois dans la région de Nantes et d’Angers donc c'est trop cool de revenir mais c’est une première fois dans un hippodrome. On s'attendait quand même à avoir des chevaux. Voilà voilà, mais ce sera le tiercé gagnant du rock aujourd'hui. Ce qui est cool quand tu joues dans un groupe d'Irish Punk, c'est que tu te retrouves dans tout type d'événements. On a déjà fait des premières parties dans des festivals pur punk, où on était le seul groupe Irish Punk. On a joué dans des festivals, dans des fêtes médiévales avec des gens déguisés, avec des oreilles d'elfes, des gens en armure, ça passe aussi. C'est ça qui est bien avec un projet comme celui-ci, c'est que ça nous amène dans tout type d'événements donc une affiche éclectique comme aujourd'hui c'est super.
Odin (violon) : L'Irish c'est une musique qui rassemble et qui est hyper festive. Que ce soit du punk ou de l'Irish Rock ou n'importe quoi, ça donne juste envie de faire la fête à tout le monde. Tu mets ça dans n'importe quelle programmation ça marche super bien. Parfois il y a des gens qui n'aiment pas trop passer après nous parce qu'on fout le brin, vraiment fort fort fort, on met beaucoup d'ambiance.
Et pour rebondir un peu sur ça, vous êtes à plus de 200 concerts, qu'est-ce qui fait un grand concert des Lucky Trolls ?
Nicolas : Ce qui joue déjà beaucoup c'est le timing de la journée, comment s'est passée la journée précédente ? Est-ce qu'on est fatigués ou est-ce qu'on arrive en forme au concert ? Est-ce qu'il y a une énorme attente entre le moment du soundcheck un peu comme aujourd'hui et le moment où on va jouer sur scène ? Aujourd'hui ça va encore, on joue à 18h30, mais imagine quand tu arrives à 14h et que tu joues à 23h, il peut se passer des choses sur une journée, donc c'est déjà un grand facteur.
Odin : Est-ce qu'il y a un bar et qu'on est rincés par des bénévoles qui ont envie de nous chouchouter ?
Nicolas : Tout ça joue, l'accueil et l'ambiance du concert. On a la chance d'avoir notre équipe technique, on a fait notre soundcheck et on a un très bon son. Je pense que tout va bien se passer, on est bien parti en tout cas.

Avec une chanson comme City of Iron, vous parlez de votre environnement, du territoire, de la ville d’où vous venez en Belgique, est-ce que selon vous c'est important de puiser dans votre environnement pour écrire vos chansons ?
Romain : C'est un peu propre à tous les artistes, on puise dans ce qui nous entoure pour en faire des morceaux, et c'est vrai que ce morceau en particulier parle de la ville dans laquelle on évolue tous les jours.
Nicolas : Romain et moi, on habite Seraing la ville en question, la cité du fer. Il y a des choses à dire sur ce sujet.
Romain : Forcément ça a influencé qui on est, c'est une cité ouvrière avec tout un passé ouvrier, et on est très attachés à tout ça, à nos racines, à ce type de public aussi, et aux valeurs qui en découlent.

Et pour parler de votre dernier morceau en date, Manifesto of Me, annonce t-il un nouvel album ?
Romain : Je vais passer la parole à Odin, mais c'est vrai qu' on a pris la balle au rebond, on a eu des changements de line-up récemment, on a changé de violoniste, et c'est Odin qui est arrivé. Avec ce nouveau line-up, il fallait absolument sortir un morceau pour qu'on se relance, qu'on se motive.
Odin : Ça fait quelques mois que je suis rentré dans le groupe, je suis tombé amoureux de leur manière de travailler et d'envisager les compositions. Et je peux apporter ma pierre à l'édifice, c'est ça qui est vraiment cool, et on a déjà quelques chansons en stock. Elles sont toutes en cours d'évolution, donc voilà, pré-prod, répètes. Mais oui, le deuxième album est au four et mijote et ça va tabasser. Là on met vraiment un step plus loin, on met la barre beaucoup plus haut, on a vraiment envie de le défendre internationalement et de revenir en France, voilà.