OMEGA SOUND FEST selon W-Fenec Magazine

CES 11 ET 12 OCTOBRE S’EST TENU LA SIXIÈME ÉDITION DE L’OMEGA SOUND FEST À MÛRS-ERIGNÉ. AVEC UN SOLD OUT LE SAMEDI CONSACRÉ À LA SCÈNE FRANÇAISE (MASS HYSTERIA EN TÊTE D’AFFICHE), LE FESTIVAL RÉALISE UN CARTON PLEIN AVEC 1400 FESTIVALIERS SURVOLTÉS VENUS ENVAHIR L’ESPACE JEAN CARMET.

L’Omega Sound Fest, c’est une scène unique, mais vaste, et une salle à taille humaine qui permet de profiter des concerts quel que soit l’emplacement. Elle permet également d’accueillir le merch artiste et celui du festival dont je souhaite souligner la qualité du stylisme. Un grand bar à l’entrée de la salle permet des moments de convivialité. Un espace extérieur complète le site avec un barnum abritant un bar et des foodtrucks. On pouvait y retrouver le Macumba venu ambiancer les festivaliers entre chaque set. Mention spéciale à l’espace média/VIP que j’ai trouvé cosy et avec une vraie volonté de confort et d’accueil dans un style DIY/récup’, soucieux de l’environnement. Je n’oublie pas les nombreux bénévoles, souriants, serviables, sans lesquels un fest ne peut avoir lieu. Nous sommes arrivés tard vendredi soir (route/travail) et en plein milieu du show de Madam que j’avais très envie de revoir après leur passage au dernier In Your Face. Madam, ce sont 3 jeunes femmes survoltées qui jouent un rock dynamique, rageur, mais parfaitement maîtrisé et sachant alterner avec des breaks plus calmes, d’une douceur trompeuse et une esthétique énigmatique. À notre arrivée, le public était complètement déchaîné et entraîné par l’énergie communicative du groupe qui se lâchait vraiment sur scène. Ce fut un réel plaisir de revoir Madam, mais, vraiment, vraiment trop court pour le coup ! Après un petit break pendant lequel nous en avons profité pour voir des amis, nous nous sommes mis en place pour accueillir ArkaN’Asrafokor que nous avions découvert au Motocultor en 2023. Groupe togolais, Arka N’Asrafokor mélange les rythmes, la langue et des instruments traditionnels togolais à un métal plutôt énergique, porté sur le hardcore et ça dépote !!! Le chanteur principal allie un très beau flow à une voix puissante et juste. Nouvel intermède avant que la tête d’affiche de cette soirée de vendredi ne s’empare de la scène pour 1h30 de set ! Haggard est un groupe de métal symphonique allemand du début des années 90. Le style musical est un métal mélodique fortement influencé par la musique classique et la musique ancienne, principalement Renaissance et médiévale. Aux instruments habituels s’ajoutent flûtes, violons, alto, violoncelles, mais également des chants d’opéra, des chœurs. L’ensemble donne un effet très impressionnant, assez grandiose qui a ravi les fans de Haggard qui, pour certains, attendaient depuis longtemps de les acclamer en concert. Le travail m’attendant le samedi matin et nos près de 2 heures de route ont eu raison de notre fin de soirée.

Retour le samedi après-midi et nous avons pu assister à une partie de la conférence de Corentin Charbonnier à la médiathèque attenante à l’espace Jean Carmet sur le thème des réseaux sociaux et de l’utilité ou plutôt de l’inutilité des influenceurs dans le secteur de la scène métal. Enquête dont nous partageons entièrement le résultat. Nous avons pu apprendre des choses étonnantes comme le temps d’attention de 2 secondes que nous consacrons à une vidéo. Les réseaux sociaux ont eu un effet délétère sur la capacité de concentration humaine, notamment des plus jeunes. Ce n’est pas une nouveauté, mais le mouvement s’accélère. 17h30 arrive et nous sommes heureux de retrouver nos chouchous de Tsar que nous n’avions pas vu depuis le Hellfest et qui nous ont fait la surprise de progresser encore et toujours dans leur technique musicale, mais également vocale. La voix du Baron, toujours aussi juste, a encore gagné en puissance, en maîtrise et en assise. Nombreux étaient ceux qui les découvraient, y compris chez les professionnels et qui ont été impressionnés. Tsar nous a de nouveau délivré un show de qualité, porté par son frontman et sa capacité unique à créer du lien avec le public. Retenez bien leur nom, Tsar, et allez les voir, ce sera un groupe qui comptera demain. Beyond The Styx, groupe de hardcore français, prend le relais et nous délivre un set brutal, bourrin, bas du front, efficace dans le plus pur style hardcore, mené par son frontman charismatique. Un set qui a retourné la salle et qui m’a permis, et je les en remercie vivement, de me débarrasser de tout le stress accumulé par une semaine professionnelle éprouvante. Du coup, j’ai dévalisé leur merch : j’ai offert leur vinyle à Nolive qui n’attendait que ça, un bon net à ma fille qui a adoré, quant à moi, je porte fièrement leur hoodie parce qu’il est vraiment stylé et qu’il me rappelle un moment de bon son. Les adorables cinglés de Locomuerte envahissent la scène avec leur thrash chicanos complètement déjanté et terminent de ravager la salle qui ne demandait que ça. Je crois que cela doit être la quatrième fois que nous les voyons cette année, pour autant, on ne se lasse pas de leur énergie, de leurs blagues bonenfant, de leurs crocos gonflables sur lesquels slament les festivaliers. Locomuerte, c’est un groupe d’une énergie folle portée par un bon délire et un thrash qui délivre joie et positivité à chaque concert. C’est donc un public chauffé à blanc et prêt à en découdre qui attend la machine Mass Hysteria qui se produira pendant 1h30. Mass Hysteria, c’est 30 ans d’existence, des chansons que l’on connaît sur le bout des doigts et que nous hurlons ensemble à chaque concert, un show professionnel et bien rodé, techniquement impeccable, un Mouss toujours survolté et révolté qui sait gagner le cœur d’un public déjà conquis. Les furieux et les furieuses présents ce soir à l’Omega Sound Fest ont encore vécu un beau moment de communion avec ce groupe emblématique. Poésie Zéro et son rap/punk aux accents anarchiques ont clôturé ce festival de grande qualité et à taille humaine. Nous avons hâte de vous retrouver l’année prochaine. Soutenons la scène musicale, notamment française qui est riche et de qualité ! Soutenez les petits festivals régionaux ! Regardez, ils n’ont rien à envier aux plus grands, ni la prog, ni l’orga.

Un grand merci à Camillo, président de l’asso que nous prenons plaisir à rencontrer au fil des festivals et concerts, ainsi qu’à Corentin Charbonnier pour nos accréditations média. Un grand merci aux membres de l’asso, aux bénévoles qui donnent de leur temps et de leur énergie positive pour que ce festival puisse se réaliser.

Gab